Coups de coeur, Lectures

La Passe-Miroir, tome 1 : les Fiancés de l’Hiver de Christelle Dabos

couv52429656Auteur : Christelle Dabos
Sortie : 2013
Genres : Fantasy & Jeunesse
Edition : Gallimard
Collection : Jeunesse
Pages : 519
Prix : 18€ ou 8,65€ (format poche)

« Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. »

Nous allons donc suivre l’histoire d’Ophélie, une « liseuse » qui, comme vous l’avez compris, peut lire le passé des objets. Elle est d’origine d’Anima, un continent où l’été est presque perpétuel et va atterrir au Pôle où l’hiver est omniprésent. Sur ces continents, on y trouve l’Esprit de famille qui est l’ancêtre immortel de chacune des familles. Celui d’Anima, dont j’ai complètement oublié le nom, va forcer Ophélie à épouser Thorne du Pôle grâce à l’aide de Farouk, l’Esprit de famille de celui-ci. L’alliance de ces deux êtres aidera à lier des liens très importants entre les deux continents.

Ophélie est une jeune femme très indépendante et le fait que l’on force celle-ci à se marier, la rend malade. De plus, elle devra quitter le pays qu’elle a toujours connu et la famille qu’elle aime. Thorne est littéralement l’opposé d’Ophélie : il est froid, distant et est une énigme pour Ophélie. Sa famille est un enfer, rempli de haine, de complots et de trahisons en tout genre. Vous avez dit « histoire d’amour »? Vous allez vous en mordre les doigts !

Ni lui, ni elle, ne veut se marier. Pourtant, ils vont aller jusqu’au bout. 

Hormis, ces personnages principaux, nous allons aussi suivre Berenilde qui est la tante de Thorne qui est chargé de s’occuper d’Ophélie jusqu’au mariage. C’est un personnage haut-en-couleur : elle peut être attentionnée et gentille puis le jour suivant, ignoble et effroyable. Elle est fascinante.

L’histoire est palpitante et riche en rebondissements ; je me suis souvent retrouvée bouche bée à la fin d’un chapitre. Le monde que dépeint Christelle Dabos est irrésistiblement fascinant ! Un page-turner de malade. Malgré, le passage au Clairdelune qui a été un peu long à mon goût mais riche en informations pour la suite des événements.

Christelle Dabos a une capacité à nous captiver qui est envoûtant. On ressent la recherche et le travail en amont de l’auteur pour que son univers soit le plus crédible possible. J’ai tout adoré dans ce livre : le rythme, les personnages, l’histoire, la plume etc… TOUT EST BON! Ça nous réconforte dans l’idée que les auteurs français peuvent faire des œuvres à la hauteur de leurs homologues américains, voire même les dépasser. Elle sait maintenir le suspens dans chacune de ses pages, c’est prodigieux. J’ai été choquée, ébranlée, envoûtée et charmée : merci Christelle Dabos !

C’est un coup de cœur monumental. Il doit être lu par tout le monde et à tout âge. Vous allez forcément adoré !

Un fantastique coup de cœur ! 

 

Coups de coeur, Lectures

Autre-Monde, tome 1 : L’alliance des trois de Maxime Chattam

couv39149296Auteur : Maxime Chattam
Sortie : 2012
Genres : Fantastique et Jeunesse
Edition : Le Livre de Poche
Pages : 451

« Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde. »

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune avec Eric de la chaîne EricThings. Ce livre nous donnait très envie à tous les deux, suite à l’interview de Nine. Je n’avais jamais lu de Maxime Chattam et j’ai eu ce livre par un proche. Cette saga a été très appréciée par de nombreux lectures. Allais-je rejoindre la majorité ? A vous de le découvrir.

J’ai décidé de tenter l’expérience du livre audio. Verdict : j’ai adoré ce format.

Mike est un garçon de 14 ans (?) qui ressemble un peu à tous les autres gamins que nous connaissons : avec quelques amis, fan de jeux vidéos et de fantasy (avec des jolis clins d’oeil à Tolkien). Ce garçon va subir la Grande Tempête qui va « détruire » le monde qu’il connaît. Fini les adultes, bonjour aux monstres ! Tobias, son meilleur ami, a été épargné par les éclairs et il décide ensemble de survivre à ce monde post-apocalyptique. Ils vont découvrir qu’ils ne sont pas les seuls survivants. Je ne vous en dirais pas plus.

Mike et Tobias sont adorables, je me suis énormément attachée à eux. Ils sont très courageux pour leur âge, j’ai aimé leur caractère.  L’univers que dépeint Maxime Chattam est sans faille. Chaque questionnement, l’auteur y répond dans les pages qui suivent. C’est top !

Les points forts de ce roman c’est bien sûr son univers. On le découvre très différent ce qu’on a pu découvrir. Un monde où seuls les enfants survivent, se regroupent pour reformer une civilisation. Ils ne connaissent rien à ce nouveau monde et doivent tout apprendre : Comment s’alimenter ? Comment se protéger ? Comment survivre ? Tout simplement. Les monstres présents sont vraiment effrayants, j’avais littéralement des frissons en les imaginant.

Le point faible : quelques longueurs. Passé la moitié du roman, le rythme se stagne sur l’Île et j’ai commencé à ralentir ma lecture. Mais le rythme revient assez vite. Ouf !

La plume de l’auteur est vraiment excellente. On sent qu’il a travaillé son univers de fond en comble pour que rien ne semble illogique. Je me souviens très clairement le début de la Grande Tempête où je sentais le froid et la neige sur moi. J’étais frigorifiée dans ma couette. Merci pour ça. Lorsque l’auteur a parlé de la coupure de courant, d’éclairs, d’orages… J’étais en hyper-ventilation. Je mourais de peur pour les personnages (j’ai une phobie de l’orage, c’est à noter !), je m’y voyais. Cela ne m’est jamais arrivé. Enfin, pas à ce point là. Maxime Chattam m’a emporté de force dans cet univers monstrueux auquel je ne souhaite jamais atterrir. Certains passages (notamment celui de la Grande Tempête), j’ai senti la coupure entre le monde actuel et cet Autre-Monde. Il fait évoluer ces personnages progressivement : cet Autre-Monde les fait mûrir de force et même eux, s’en rendent compte.

Cette saga m’a pris aux tripes et je vais la suivre ardemment. Je ne pensais pas aimé autant la plume de Maxime Chattam. Absolument tout est bon dans ce livre.

Un monstrueux coup de coeur !

 

 

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Traqué, tome 3 : Piégée, la proie est plus dangereuse que le chasseur d’Andrew Fukuda

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Auteur : Andrew Fukuda
Sortie : 2016 (poche)
Genres : Jeunesse et Science-Fiction
Edition : Michel Lafon
Collection : Poche
Pages : 398
Prix : 7€

« Projeté de gauche à droite, complètement désorienté, j’ai désormais conscience de m’être menti jusque-là : je ne maîtrise plus rien. Je suis à leur merci… Un hurlement me déchire la gorge. »

Dans le cadre d’une lecture commune avec Eric de la chaîne EricThings, nous avons lu ce livre. Nous avons déjà lu le tome 2 en décembre et il était insoutenable pour nous de ne pas lire le troisième et dernier tome de la saga. Et, qu’est-ce qu’on a bien fait !

Je rappelle le premier tome : nous sommes d’un monde apocalyptique où des créatures qui se nourrissent des humains, qu’ici, nous nommons « homiféré ». Ces humains ne sont désormais qu’une poignée et ils doivent survivre dans ce monde. Le premier tome avait été, pour moi, très dur : le monde ne me passionnait pas, tout était flou. Bref, une lecture laborieuse. Puis, viens le second tome et là, je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais j’avais l’impression que tous les défauts du premier tome ont été effacés. Le rythme était là, les personnages de plus en plus intéressants, l’univers plus clair et riche en rebondissement. Bref, j’ai adoré !
Et le troisième tome alors ?

Les personnages de Gene et de Sissy sont toujours aussi passionnants : ils évoluent en fonction de leur situation, qu’il faut le dire, s’aggrave de plus en plus avec le temps. L’histoire est assez poignante dans le sens où l’auteur n’a aucune pitié pour ses personnages. J’ai souvent eu l’envie de poser le livre et de le reprendre un autre jour, tellement que l’histoire prenait un virage à 180°.

Sur l’ensemble de la saga, je la trouve très très bonne. Elle n’est pas parfaite notamment avec un premier tome où l’auteur cherche à mettre en place son univers. Mais il se corrige assez rapidement. Son univers est très original et vous aurez toujours l’impression que vous commencez à le connaître puis, l’auteur vous envoie une bombe qui vous fait douter de tout. L’auteur nous bouleverse avec des passages extrêmement durs et des passages sous tension. La fin a été la plus choquante que j’ai lue. Je me suis pris une claque comme jamais.

L’auteur arrive à nous aspirer dans son univers et à nous garder jusqu’à la fin. Il nous désoriente mais continue à nous maintenir en haleine. Avec lui, l’expression : « quand il n’y en a plus, il en a encore » n’a jamais été aussi littérale. Quand on pense que les personnages ne peuvent pas se sentir plus mal, et bien si. Ils peuvent ! J’ai beaucoup aimé son style, sa capacité d’immersion, son suspense. Les thématiques abordées sont tout aussi intéressantes : la survie, la connaissance, le bien et le mal etc… Pour survivre, doit-on ne faire confiance qu’en soi ? Le monde dans lequel on vit, est-il bien celui qu’on croit ? Est-ce que nous sommes du « bon côté » ?
Le jour où Andrew Fukuda se lance dans un nouveau livre, je serais présente.

Maintenant, qu’est-ce que vous attendez pour découvrir cette saga ? Qu’il soit trop tard ? ALLEZ-Y !

Certes un premier tome décevant et un second tome passionnant, ce troisième tome fait entrer cette saga dans mon Top 10 de mes meilleures sagas lus. Tout y est ! Une histoire originale, des personnages hauts en couleurs, un univers soigné de tome en tome.

Une saga coup de coeur à découvrir d’urgence !

Coups de coeur, Lectures

Nos Faces Cachées d’Amy Harmon

Auteur : Acouv17048476my Harmon
Sortie : 2015
Genres : Romance Young Adult
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Pages : 436
Prix : 17,90€

« Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l’on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu’il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu’à ce qu’il cesse de l’être… Nos faces cachées est l’histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L’histoire d’amour d’une jeune fille pour un garçon brisé, d’un guerrier pour une fille ordinaire. L’histoire d’une amitié profonde, d’un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu’il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous… »

J’ai acheté « Nos Faces Cachées » lors du Salon du Livre de Paris, je savais qu’il avait un coup de cœur pour de nombreuses personnes et beaucoup l’ont comparé à « Nos Etoiles Contraires » de John Green. D’ailleurs, je trouve que la quasi-similitude dans les titres de ces œuvres a fait vaciller mon cœur. J’avais envie d’une romance poignante et après que ma maman ait lu ce livre, elle me l’a VIVEMENT conseillé de l’entamer de suite.

« Nos Faces Cachées » pourrait nous faire penser à une romance gnan-gnan qui se passe pendant la guerre. Je ne vous cache pas que c’était ma plus grande peur. Mais j’ai été agréablement surprise. « Nos Faces Cachées » est bien une romance mais très young-adult, idéalement pour les jeunes de plus de 18 ans. En bref, on suit l’histoire de deux personnages : Fern Taylor, une jeune femme, romancienne en herbe et follement amoureuse d’Ambrose Young, notre second personnage, depuis l’âge de dix ans. Ambrose Young est du genre beau gosse avec des muscles saillants, que toutes les filles raffolent. Cela se passe dans une petite ville de Pennsylvanie et le contexte temporel est important pour le roman. Mais principalement, on est dans le début du XXIème siècle avec notamment un évènement tragique qui a eu lieu le 11 septembre 2001. Bien sûr, cet évènement va avoir un impact direct sur les personnages.

Fern Taylor est vraiment très attachante, j’avais l’impression de me retrouver en elle. Moi aussi, j’ai écrit pas mal de fictions dans mon coin. Moi aussi, j’ai toujours été ignorée par les garçons. Je pense que chaque fille-femme peut se retrouver en elle. Elle a un physique plutôt quelconque et rêve en secret de conquérir le cœur d’Ambrose. Bailey, son meilleur ami et cousin, est vraiment le personnage auquel j’ai été très réceptive. Bailey a la myopathie de Duchenne et pourtant, il ne s’apitoie pas sur son sort et c’est le genre de personnage que je trouve remarquable. Parce que je sais que moi, je ne serais sûrement pas assez courage pour vivre avec une maladie. Bailey est drôle et extrêmement courageux et l’auteur m’a fait aimer ce personnage. Ambrose, s’il n’était pas fictif, aurait été typiquement une personne pour qui j’aurais pu tomber amoureuse. Vraiment. Il est le sportif, grand, beau, musclé et toutes les filles l’aiment. Tout le monde a eu un garçon comme ça dans son lycée. Je me souviens que dans mon lycée, il s’appelait Hugo. Bref, je m’égare.

C’est l’heure de parler des qualités et des défauts du récit. L’histoire est extrêmement intense puisqu’elle est la conséquence d’un évènement tragique dont on se souvient tous. Moi la première. L’histoire pourrait vraiment avoir existé. Ambrose et Fern (et bien sûr tous les personnages secondaires) nous donne l’impression de les connaître depuis toujours. Chaque personnage nous rappelle forcément quelqu’un de proche dans notre entourage. Les personnages ont des personnalités qui sont toutes différentes mais incroyablement complémentaires. Tous les personnages portent une leçon de vie que l’on retient facilement. Des véritables directives à suivre. L’histoire est truffée de moments haletants, de moments d’émotions, cette lecture m’a vraiment chamboulé de tout au tout. La fin a été tellement douce et tendre à souhait et j’aime quand la lecture se termine en un joli petit chocolat tout tendre. Personnellement, ce livre n’a aucun défaut mais vraiment. Tout est incroyablement magnifique et incroyablement doux.

C’est mon premier livre d’Amy Harmon et j’ai tellement hâte de retrouver son écriture. On sent que l’auteur a peaufiné chaque étape de son livre. Elle était comme tout le monde témoin des attentats du 11 septembre 2001, mais aussi témoin de la guerre qui s’en ai suivi et des conséquences sur de nombreuses familles. Elle m’a fait pleurer, espérer en la bonté humaine etc… Elle peut, au final, vous faire sourire et vous sentir bien. Je sais désormais que si j’ai un coup de blues, je pourrais relire ce livre. Parce que, oui, pour la première fois, je sais que je pourrais relire ce livre des centaines de fois et je l’aimerais toujours autant, si ce n’est plus !

Comme vous vous en doutiez, il s’agit d’un énorme coup de cœur. Au même titre que « Nos Etoiles Contraires », je le placerais à la première place de mes romances préférées. J’ai reçu une claque phénoménale et je vous le recommande vivement. Si vous ne deviez acheter qu’un seul livre cette année, il faut que ce soit celui-ci. Croyez-moi, vous allez tomber amoureuse de ce livre et de ces leçons de vie remarquable.

Une romance phénoménale et bouleversante !

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Phobos, tome 2 de Victor Dixen

couv17737446Auteur : Victor Dixen
Sortie : Novembre 2015
Genres : Science-Fiction et Jeunesse
Edition : Robert Laffont
Collection : R
Pages : 490
Prix : 17,90€

« ILS CROYAIENT MAÎTRISER LEUR DESTIN.

Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

ELLE CROYAIT MAÎTRISER SES SENTIMENTS

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

MÊME SI LES SOUVENIRS TOURNENT AU SUPPLICE,
IL EST TROP TARD POUR OUBLIER.»

Je suis allée au Salon du Livre de Paris et rien ne destinait à l’achat de ce second tome. J’y suis allée avec mon copain et une amie proche. Celle-ci a remarqué que l’auteur était en dédicace dans une vingtaine de minutes. Je n’ai pas réfléchi plus longtemps, je me suis précipitée au stand de Robert Laffont et achetée le tome 2 de Phobos pour pouvoir être dédicacé. L’auteur a été adorable, il a répondu à mes interrogations sur le premier tome et à dédicacer mon livre. Un moment incroyable !

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Avant de lire cette chronique, je vous conseille de lire celle sur le premier tome parce que je pourrais vous spoiler ce tome.

Phobos, tome 1

On poursuit l’aventure de nos douze prétendants toujours sur le point de vue de Léonor, la responsable Médecine de l’équipe mais aussi le point de vue de Serena McBee, la présidente du programme Genesis, le point de vue d’Andrew toujours déterminé à découvrir les travers du programme Genesis et le point de vue des téléspectateurs de la chaîne Genesis.

La fin du tome 1 m’avait laissé bouche bée avec une incroyable frustration. L’histoire de ce livre m’avait accroché dès les premières pages et m’a gardé durant tout le long du roman, ce qui a valu mon coup de cœur. Alors est-ce que ce tome 2 est à la hauteur du tome 1 ? Clairement, oui. Entièrement. Je suis à nouveau laissée transporter par le programme Genesis. J’avais l’impression d’être avec ces pionniers sur Mars. Le Cupido m’a envoyé sur Mars, moi aussi. L’histoire se poursuit désormais sur Mars, la partie que j’attendais avec le plus d’impatience. Que va-t-il leurs arriver ? Vont-ils résoudre le problème du septième habitat ? J’ai été très satisfaite de l’avancée de l’histoire. La description de la base de New Eden était très détaillée sans être ennuyeux, on garde le rythme grâce aux nombreuses cartes pour que notre imagination soit plus claire. Elles sont tellement précises que l’on a l’impression que tout est réel. Je sais que la conquête de Mars sera possible que dans des centaines d’années mais on est presque envie que ce soit réelle. (Petite aparté : si vous adorez l’astronomie, je vous conseille la chaîne Youtube e-penser sur la conquête martienne et l’Exoconférence d’Alexandre Astier).

J’avais un petit bémol par rapport au premier tome. Un personnage m’intéressait et on avait très peu d’informations sur lui parce qu’il avait aussi très peu interagi. Il s’agit de Kenji, ce jeune homme phobique très renfermé m’intriguait. J’avais d’ailleurs posé la question à l’auteur : « est-ce qu’on va en apprendre un peu plus sur Kenji ? ». Il m’a affirmé que oui (et qu’un livre sortira en juin sur les origines de chaque prétendant avant le programme Genesis !). Il avait raison : Kenji m’a surpris à quelques moments (moins que Marcus évidemment, ceux qui ont lu le deuxième tome comprendront). Il s’est un peu lâché et c’est ce que j’attendais. Le personnage de Léonor, dans lequel je me retrouvais, me ressemblait de plus en plus. Je pouvais presque croire qu’il s’agissait de ma propre vie. Alexeï, dont j’avais une certaine retenue, est devenu exécrable comme je l’imaginais. Marcus m’a évidemment surpris, je n’aurais jamais imaginé que ce personnage aurait une importance dans ce livre puisque tout montre que c’est Léonor, la clé du programme.

Ce que j’aime énormément dans cette saga, ce sont les descriptions des lieux annexées avec des représentations graphiques. Elles ont une place dominante dans le livre. Elle enferme notre imagination pour qu’elle suive le chemin que l’auteur a tracé pour nous. Pour nous mettre plus au cœur de l’histoire. C’est terriblement magnifique. Les autres personnages sont toujours aussi attachants et j’ai terriblement hâte de les retrouver. Ce tome nous fait monter en pression petit à petit et vers les cent dernières pages, le rythme s’accélère et on a l’impression que tout s’enchaîne très vite ce qui n’est pas du tout gênant. Les personnages ne savent plus où donner de la tête, c’est ce qui m’a maintenu en haleine jusqu’à la fin.

Je suis passée par des tas d’émotions encore : je suis tombée amoureuse de Marcus encore, j’ai eu peur, j’ai presque pleuré (surtout pour la fin)… J’ai ressenti tellement de choses que lire ce livre m’a fait du bien. J’ai aimé aussi coupé ma lecture parce que j’avais envie de faire durer le plaisir. De faire passer un peu de temps, en m’imaginant que les personnages évoluent de leur côté dans ce tome posé sur ma table de chevet.

Cette fin. Comment vous avez pu me faire ça, M. Dixen ? Vous n’avez pas le droit. Lancer une révélation sans nous l’expliquer, vous êtes terriblement cruel. J’ai été choquée, foudroyée etc… tout ce que vous voulez ! J’ai tellement l’impression que Léonor et moi sommes la même personne que j’ai eue le cœur brisé en me disant : « j’ai été trompée pendant tout ce temps… ». La plume de Victor Dixen m’a autant emporté que dans le premier tome. J’aime tout mais vraiment tout. Je crois que je n’ai jamais autant passé d’une émotion à une autre en si peu de temps. Bravo à vous. Maintenant, je vais m’arracher les cheveux pour imaginer la suite.
Quoi ? Je vais devoir attendre novembre prochain pour lire la suite ?

Ah c’est le moment de conclure ? Bon, lisez-le. Comme le premier tome, lisez-le et achetez le second tome pour l’avoir sous la main parce que, croyez-moi, vous aurez beaucoup de mal à attendre la suite. Un deuxième tome à la hauteur du premier, que demander de plus ?… Que le troisième tome sort plus tôt peut-être…

Une suite éblouissante !

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L’Epouvanteur, tome 1 : l’Apprenti Epouvanteur de Joseph Delaney

couv65472993Auteur : Joseph Delaney
Sortie : 2005
Genres : Fantasy et Jeunesse
Edition : Bayard
Collection :
Pages : 275
Prix : 13,50€

« Septième fils d’un septième fils, Tom perçoit les ombres de ceux qui ont peuplé la terre et ressent la présence des êtres maléfiques. A treize ans, il doit quitter la ferme pour devenir l’apprenti de l’épouvanteur, chasseur de démons et sorcières. Commence alors pour lui une nouvelle vie, difficile. N’écoutant que son bon cœur, il va permettre la libération d’une sorcière particulièrement cruelle que son maître a enfermée dans un puits. Il aura alors à l’affronter à plusieurs reprises avant de la voir disparaître à tout jamais. »

J’ai vu que beaucoup de personnes parlaient de cette saga qui m’était totalement inconnu. On l’a souvent comparé à Harry Potter. « Si tu as adoré Harry Potter, tu adoreras l’Épouvanteur » m’a-t-on dit. Alors je me suis lancée dans cette saga, que j’ai obtenue à un prix raisonnable. Je l’ai ajouté à mon challenge #3 lancé par Pocket Jeunesse et je me suis jetée dessus dès le début du challenge.

Thomas Ward est donc le septième fils d’un septième fils et il est donc prédestiné à devenir un épouvanteur. C’est un jeune garçon que je trouve particulièrement courageux, il se lance dans une « carrière » très dangereuse. Je suis extrêmement admirative de ces personnages qui ne sont pas plus apeurés que ça, par la présence des créatures des ténèbres (personnellement, je serais incapable de me sortir de mon lit tous les jours). M. Gregory, le maître de Thomas, a, à la fois, un côté rassurant par ses capacités et sur ses connaissances des êtres des ténèbres, et à la fois, un côté mystique au niveau de son caractère, son physique qui peut nous faire penser à un vieux sage. L’apprentissage de l’apprenti épouvanteur était pour moi une partie très intéressante parce que généralement, c’est là où l’auteur présente sa création. Du coup, c’est ici même que l’on découvre si l’auteur connait parfaitement son monde : le monde créé par Joseph Delaney est extrêmement bien ficelé, l’histoire tient extrêmement bien la route. L’atmosphère est pesante à certains moments et j’avoue que la sorcière Mère Malkin m’a fait vraiment frissonner à chaque apparition.
Je peux donc affirmer que cette saga a tout le potentiel requis pour être considéré comme un livre de fantasy jeunesse, au même titre qu’Harry Potter.

Ce livre n’a littéralement aucun défaut. Les personnages sont géniaux et tous aussi intéressants les uns que les autres. Les gentils nous attendrissent et les méchants nous font peur : c’est gagné pour Joseph Delaney. Je suis tombée sous le charme de Thomas Ward, ce petit garçon qui ose affronter une sorcière terriblement dangereuse. J’ai été très étonnée par un passage en particulier : quand on a un soupçon sur l’identité de la sorcière Mère Malkin, je me suis dit : « je suis sûre que c’est tel personnage » puis l’auteur nous étonne en laissant des indices sur les autres personnages et du coup, on se retrouve alors à douter de tous les personnages. J’ai trouvé ça, très bluffant.

Le style de Joseph Delaney m’a fait succomber au monde de l’Épouvanteur. Il a un style jeunesse voire plutôt adulte : Thomas fait parfois signe de maturité alors qu’il n’a que treize ans ! Je trouve ça prodigieux. Je comprends mieux le résumé au dos du livre : « Attention ! Histoire à ne pas lire la nuit… ». Joseph Delaney a un style d’épouvante (épouvante-épouvanteur, c’est rigolo !!) sans être horreur. Je pense que les personnes sensibles peuvent lire cette saga sans problème. Vous aurez quelques frissons, ça c’est sûr. Son écriture est fluide et marquante, mon Dieu qu’est-ce que c’était bon !!

Pour conclure, je recommande cette saga à 2000%. Je suis amoureuse du style de Delaney et j’ai terriblement hâte d’acheter les prochains tomes. Etant donné que le tome 12 vient de sortir, j’ai quand même pas mal de retard accumulé mais je vais me rattraper. C’est un coup de cœur ! C’est une saga qui peut se lire à tout âge. La preuve, j’ai 21 ans et j’ai adoré ma lecture. Je donne un 20/20 pour le monde de Delaney alors courrez chez votre libraire et achetez ce tome !

Un épouvantable coup de cœur

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Nos Etoiles Contraires de John Green

couv51615790Auteur : John Green
Genres : Romance et Jeunesse
Edition : Nathan
Collection :
Pages : 406

« Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie. »

Lors de ma sortie quotidienne à la librairie mais cette fois avec ma maman, je me suis rendue au rayon jeunesse et là encore, je ne sais pas quoi choisir. Je suis alors tombée sur la réédition de « Nos Etoiles Contraires » de John Green en format livre art back. Je l’ai trouvé magnifique et je n’ai pas pu résister (et ma maman ne m’a pas retenu alors que je comptais sur elle pour ça, sacré Maman !).

Je n’ai pas l’habitude de lire des livres où l’héroïne principale est atteinte d’une maladie grave, c’est à corps perdu que je me suis lancée dans celui-ci et… Qu’est-ce que j’ai bien fait ! Dans mon cas, j’ai un peu de mal à faire abstraction de mes émotions en matière de maladie grave et j’avais peur que le livre me remémore des souvenirs personnels. Dès les premières lignes, je me suis rendue compte que l’histoire ne sera pas centré sur le cancer mais sur l’amour qui nous tombe dessus et que l’on se refuse quand on se sait condamner. On se retrouve dans un monde tendre presque parfait, où l’amour compte plus que la maladie. Hazel est une fille courageuse qui ne se laisse pas abattre. On a l’impression qu’au final, sa véritable maladie est son amour pour Augustus et le cancer arrive en second plan. Augustus est presque décrit comme un homme parfait et je pense qu’il est créé pour que chaque femme, fille tombe quasi-amoureuse de lui pour que l’on puisse se comparer à Hazel et savourer avec elle, ses épopées avec Augustus.

Pour moi, ce livre n’a aucun défaut. Je me suis éprise d’Augustus et d’Hazel et même des autres personnages (en particulier Isaac). Je me suis laissée aller lors de ma lecture, je me suis coupée du monde réel pour être dans celui de « Nos Etoiles Contraires ». Je ne vous cache pas qu’il y a du rebondissement qui fait redescendre Hazel et Augustus de leur petit nuage. Je suis passée par toutes les émotions : la surprise, les pleurs, la joie etc… J’ai aimé chaque étape de ce livre. Chaque chapitre provoque une nouvelle émotion et ça, c’est prodigieux. La fin m’a plu même si je n’aurais pas voulu que cela se passe de cette manière.

Il s’agit de mon premier John Green. La plume de l’auteur est très belle, fluide et poignante ce qui est d’autant plus étonnant pour l’auteur, puisqu’il y décrit les sentiments d’une adolescente avec un réalisme incroyable. Chaque phrase vous maintient en haleine. John Green a un style jeunesse reconnaissable et ce n’est pas un défaut ! Au contraire. Il s’est intégré au genre avec beaucoup de facilité. On pourrait croire que la littérature jeunesse peut être souvent enfantine mais John Green rend les lettres de noblesse de celle-ci. Je remercie l’auteur d’avoir créé un chef d’œuvre comme celui-ci et je ne peux que réclamer un autre roman de John Green.

Pour conclure, j’ai adoré ma lecture et c’est un immense coup de cœur. Tout est plaisant, l’écriture, l’histoire, les personnages même nos sentiments en tant que lecteur le sont. C’est une lecture indispensable pour toutes les personnes fans de romance. Je ne vous cache pas que vous y laisserez des larmes alors calez-vous dans un fauteuil avec un plaid bien chaud, des mouchoirs et une tisane. Par contre les filles, je vous préviens toute de suite : Augustus Waters est à moi, pas touche.

Un coup de foudre pour cet œuvre